J'ai cette fascination insensée pour ces mannequins, ces filles, ces personnalités tourbillonnantes et vertigineuses. Elles sont parfois un rien, souvent cosmopolite. Et il y a quelque chose de rassurant de les idolâtrer, quelque chose de la consommation. On possède leurs images, elles nous appartiennent indéfiniment et ça nous fait un bien fout. Et je crois que surtout c'est une façon de normaliser nos désirs, de réfléchir dans des fausses personnalités véhiculées par une iconographie millimètrée notre vision de nous même au mieux. Enfin ce qu'on voudrait être pour être clair. On veut tout ; leur visage, leur corps, leurs vêtements, leurs amis, leur appartement, leur rire, leur personnalité. Les voir c'est vouloir.
mardi 22 juillet 2014
jeudi 17 avril 2014
Adieu
La main ouverte sur le monde, elle caresse doucement son menton. Deux grands yeux verts regardent l'éternité. Derrière cette mer apaisée s'est déchaîné un ouragan de merveilles. Les éclairs brûlaient le ciel de ses grandes cicatrices blanches. La nuit déchirait violemment le bleu de toutes les aurores du monde. Apocalypse, le cœur y est resté. Se détacher de son âme, et parcourir le corps du firmament. Les larmes débordent sur ses joues roses. La rosée givre sous ses paupières, dernier azur de tendresse. Mer de sang, mer de feu, mer bleue. Le calme est revenu. L'amie est déjà loin, étoile éteinte dans les prairies du ciel. Seule. Les vagues amer viennent épouser son corps comme des méchants couteaux froids. Une nuit. Un matin. Échouée sur l'île de l'oubli elle écoute les chants du silence. Adieu belle muse. Adieu cruelle au regard tendre. Adieu envolées de cigognes. Adieu petit matin brûlant derrière les tours du silence. Adieu nuits de merveille. Adieu âme, sœur. J'ai crié du silence trop longtemps. Le navire est à quai. Barque fragile qui m'emmenera au bout du monde.
Longtemps, longtemps, longtemps, après que les poètes ont disparu.
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