J'ai cette fascination insensée pour ces mannequins, ces filles, ces personnalités tourbillonnantes et vertigineuses. Elles sont parfois un rien, souvent cosmopolite. Et il y a quelque chose de rassurant de les idolâtrer, quelque chose de la consommation. On possède leurs images, elles nous appartiennent indéfiniment et ça nous fait un bien fout. Et je crois que surtout c'est une façon de normaliser nos désirs, de réfléchir dans des fausses personnalités véhiculées par une iconographie millimètrée notre vision de nous même au mieux. Enfin ce qu'on voudrait être pour être clair. On veut tout ; leur visage, leur corps, leurs vêtements, leurs amis, leur appartement, leur rire, leur personnalité. Les voir c'est vouloir.





